Synopsis

Qui peut mieux parler d’un parcours artistique que l’artiste lui-même ? Qui peut mieux montrer les embûches qui se dressent sur son parcours, au jour le jour, pour parvenir à faire découvrir son art, ses créations ? Partant de ce constat, nous avons décidé de réaliser une websérie pour dévoiler quelques facettes du métier avec humour. oute ressemblance avec la réalité ne serait que fortuite coïncidence… Ophélia, notre harpiste, comédienne, chanteuse, parolière, y joue d’une certaine façon son propre rôle, notre propre rôle à tous en tant qu’artiste indépendant aujourd’hui : faire soit-même sa promotion, sa communication, sa diffusion en somme, pour exister, tout simplement.

Vous pouvez trouver l’intégralité de la websérie (diffusion chaque vendredi) sur Youtube

Assassine Logique : le financement participatif

Cette websérie, a été crée à l’occasion de la campagne de financement participatif déclenchée sur Ulule à l’adresse suivante :
ulule.com/parisclick

Y dévoiler quelques obstacles que nous avons rencontrés nous paraissait important pour comprendre véritablement notre démarche artistique, et notre travail au quotidien : être artiste ne signifie pas seulement jouer de la musique, chanter ou créer, c’est aussi passer des coups de téléphone, envoyer des mails, remplir de la paperasse administrative pour faire valoir ses droits.

Manifeste d’un album autoproduit : le parcours du combattant

Prenez un artiste, ici il s’agit de Paris’Click, mais cela pourrait être vrai pour tous les artistes. Depuis de nombreuses années, notre artiste travaille d’arrache pied pour être le meilleur dans son domaine. Autodidacte, ou passant par des écoles de musique prestigieuses, il puise dans les répertoires existants, se limitant le moins possible en terme de styles, pour y rechercher son identité musicale et apprendre. Les années passent. Notre artiste, jeune adulte, se produit en live dans des rades pourris, joue devant ses amis, arrive parfois à avoir la compréhension de sa famille… Quand soudain : il trouve sa voie artistique. Cela peut prendre entre 1 an et 20 ans, mais mieux vaut tard que jamais n’est-ce pas ? Il se lance donc dans la production d’un album. Pour cela, il maquette d’arrache pied quelques dizaines de titres, pour finalement en retenir seulement quelques uns pour une maquette. De cette maquette naît l’espoir d’enregistrer avec des musiciens talentueux sa musique sur un disque, mais il faut le financer.

Alors notre artiste puise dans ses ressources personnelles, celles de ces proches, lance un crowdfunding. Car dans le monde dans lequel nous vivons, impossible d’espérer se produire sans une démo correcte, une vidéo de concert, un beau dossier de presse et le site Internet, en 2015, cela fait 10 ans que c’est indispensable. Il lui faut donc aussi prévoir une séance photo, et apprendre à faire un site web (ou le financer) et à faire sa propre promotion. Là, tout fier, il présente son travail sur Internet, mais il se rend bien vite compte qu’il n’est pas seul, que l’attention de ses proches n’est pas sans limite et qu’il est plus facile pour tout un chacun de se référer aux artistes commercialisés par les labels et chroniqués dans la presse que le petit nouveau qui démarre. Malgré tout, alors qu’il peine à rassembler toute son énergie pour faire du graphisme, de la promotion, du site web, de la photo, du clip vidéo etc… sans pour autant délaisser son instrument et son travail artistique, tout le monde autour de lui se félicite qu’on vive en 2015 avec autant d’artistes qui émergent grâce à Internet qui en théorie permet à n’importe qui de montrer son talent, et si talent il y a, pour sûr le buzz viendra.

Persévérant malgré tout dans cette voie, il lui faut vite sortir son album. S’ensuit de longs mois de production musicale non rémunérés, qui lui permettent enfin de sortir LE disque ultime : l’enregistrement est long et coûteux, piste par piste, instrument par instrument. Il faut ensuite le mixer et le masteriser, sans compter le travail graphique. A sa sortie, dans le meilleur des cas, il parvient à obtenir des articles sur des blogs spécialisés et quelques chroniques de son premier album, car malgré tout la qualité de son travail est reconnue. Il vend quelques dizaines voire centaines d’albums, qui remboursent péniblement son investissement financier personnel, mais il se dit qu’avec une telle carte de visite, les salles de concert seront maintenant beaucoup plus réactives pour le programmer, et qu’avec un peu de chance, un professionnel le remarquera et le prendra sous son aile.

C’est là que les chemins des artistes divergent et connaissent des destins différents. En ce qui concerne Paris’Click, nous avons eu une belle histoire en 4 ans, faites de rencontres artistiques hors-normes. Nous avons joué dans des salles prestigieuses comme le Théâtre du Rond-Point, la Maison de la Poésie, l’ouverture du festival Les Voix de la Méditerranée de Lodève, organisé une tournée des lieux insolites qui nous a mené d’une ancienne gare frigorifique à La Dame de Canton, jonque pirate amarrée sur la Seine. Nous avons obtenu plus de 160 000 vues Youtube cumulées de nos différents clips, avec notamment le Cold Song, et plus tard Trash Me (If You Can).

Aujourd’hui, il est temps que le projet prenne son envol, et c’est pourquoi nous vous demandons un investissement. Aidez-nous à développer le groupe pour qu’il puisse aller au bout de ses ambitions, à commencer par ce second album – Assassine Logique – qui a pour vocation à être entendu et diffusé partout.

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